En Janvier dernier nous avons passé la barre des 1 million de sms échangés avec nos clients depuis la création de Clac des Doigts en 2015. Pour fêter ce cap symbolique, nous avons proposé à l’un(e) d’entre vous de réaliser la commande de ses rêves gratuitement, à travers un jeu concours Facebook où vous deviez nous présenter votre rêve.

Nous avons eu de très nombreuses participations, et finalement c’est celle de Julie qui nous a le plus touchée. Elle désirait que nous l’inscrivions au Marathon de Paris 2018, son premier marathon, et que nous lui offrions un gâteau de félicitation sur la ligne d’arrivée ! Cette demande nous a particulièrement touchée car un marathon représente le dépassement de soi dans un effort intense, dont on peut triompher qu’à force de travail et de détermination… C’est un petit peu l’histoire de toute entreprise.

Deux mois, de nombreuses courses de préparations, une bonne dose de sueur et un dimanche ensoleillé plus tard, le défi est relevé, Julie a couru avec succès son premier marathon le dimanche 8 avril à Paris !

Voici quelques propos de notre championne, recueillis au lendemain du marathon.

Bonjour Julie. Félicitations de la part de toute l’équipe Clac pour votre performance d’hier, 42,195 km en 4h36. Comment vous sentez-vous au lendemain d’un tel effort ?

Julie : Sur un petit nuage, heureuse d’intégrer la belle famille des marathoniens, où l’entraide et la solidarité sont les maîtres mots. Soulagée et ravie d’avoir concrétisé ce « rêve » pour lequel je m’étais entraînée d’arrache-pied. Les messages de félicitations affluent de partout, je ne m’attendais pas à un tel engouement. Je ne réalisais pas à quel point cette épreuve reine de la course à pied puisse susciter autant d’admiration et de respect. Quelques marathoniens de longue date m’ont félicité chaleureusement. Cela met du baume au cœur.

Qu’est-ce que ce marathon représente pour vous ?

J : Un ascenseur émotionnel de 42,195Km : anxiété, effort, stress, mental, souffrance, plaisir, dépassement de soi, bonheur. Une immense fierté pour la piètre sportive que j’étais. Certains membres de mon entourage doutaient de ma réussite. Même si la grande majorité m’encourageait, j’ai eu droit à quelques commentaires négatifs ou d’incompréhension totale.  Je voulais leur prouver que ce n’était pas une lubie, ni un coup de tête mais un objectif mûrement réfléchi avec une longue préparation en amont.

La course à pied a le vent en poupe, ce n’est pas un effet de mode que j’ai suivi pour être tendance. Celle-ci est entrée tardivement par hasard dans ma vie à 36 ans. Des amis m’ont embarqué dans une course en compétition de 10Km que j’ai réussi à finir au mental. J’ai commencé à y prendre goût, à tel point que j’ai accumulé une quinzaine de courses (10Km) en 3 ans, sans réel entraînement rigoureux. Il me fallait dorénavant un objectif qui puisse me tirer encore plus vers le haut et me repousser dans mes retranchements. Autant un 10Km, on peut le finir un peu à l’arrache, un Marathon se respecte et se mérite. Je n’ai jamais eu le désir de faire un Marathon, au contraire, cela m’effrayait littéralement, une pure folie. Mon côté aventureux m’a finalement poussé à me lancer : célébrer mes 40 ans en relevant un challenge de taille.

Accomplir un tel exploit procure une joie intense et une inébranlable confiance en soi. Avoir sous vos pieds l’une des plus belles villes au monde, un parcours de rêve, une ambiance de folie, franchir cette ligne d’arrivée mythique sous les cris d’un public survolté est juste incroyable, un souvenir ineffable. L’image que je garde en tête, le départ somptueux, prendre son envol sur l’avenue des Champs Élysées avec une vue imprenable sur la Grande Roue de la Concorde, magique !

N’importe qui peut y arriver, il suffit juste de se sentir prêt, de se lancer, de bien se préparer à l’avance, s’entraîner dur, d’y croire et de persister. Il n’est jamais trop tard. J’en suis la preuve vivante parmi tant d’autres, ex-allergique à la course à pied, je suis marathonienne à 39 ans. Sortez de votre zone de confort, prenez part à un défi que vous pensiez inaccessible. Vive l’audace!

Je reprends une belle citation d’Émile Zatopek : « Si tu veux, cours un kilomètre. Si tu veux changer ta vie, cours un marathon »

Avez-vous eu des moments difficiles pendant la course, et qu’est-ce qui vous a motivé à ne rien lâcher ?

J : Je partais dans l’inconnu avec des doutes et une certaine angoisse. J’en avais entendu des vertes et des pas mûres. Je redoutais ce fameux mur des 30Km. À ma grande surprise, je n’y ai pas été confronté. J’ai néanmoins eu un petit passage à vide sous les tunnels interminables, les jambes lourdes comme des poteaux se sont manifestées à partir du 33ème Km, cependant aucune douleur ni pépin physique ne sont venus perturber ma course.

La partie qui m’effrayait était les 10 derniers Km dont le passage dans le Bois de Boulogne. Elle s’est finalement bien passée. Les nombreux orchestres et supporters m’ont donné des frissons et un coup de boost énorme jusqu’à la ligne d’arrivée. Le mental joue un rôle crucial. J’ai pensé à tous ces moments difficiles qui ont ponctué mon entraînement : un hiver glacial inattendu (apocalypse snow!), un trail de 18Km sous des trombes d’eau, une blessure au tibia, l’accident de mon papa un mois avant la course. Je lui dédicace ce Marathon ainsi qu’à toutes les personnes qui ne sont pas en pleine possession de leurs moyens physiques. La santé est plus importante que tout. Cette liberté sur deux jambes est précieuse, inestimable. Profitez pleinement de votre potentiel.

Est-ce que le gâteau « Merveille de praline » offert par Clac à votre arrivée, avait une saveur particulière ?

J : Le goût de la victoire, un pur bonheur gustatif. Depuis un mois, je n’avais pas touché à la moindre pâtisserie suite à un régime alimentaire spécifique pour la préparation de ce Marathon. Mes collègues et amis se moquaient d’ailleurs de moi car je suis une grande gourmande qui n’était pas du tout regardante sur l’alimentation, je pouvais engloutir tout et n’importe quoi.

Maintenant que vous avez couru votre premier marathon, pensez-vous prendre un peu de repos ou faire d’autres courses dans les mois à venir ?

J : Le calendrier des courses à pied bat son plein d’avril à fin juin. Si bien que je suis obligée de faire une croix sur certaines courses car elles tombent à la même date. J’ai un emploi du temps chargé où j’enchaîne une course de 10Km toutes les deux semaines voire toutes les semaines (La Grande Course du Grand Paris, Run My City, Adidas, Boulogne, 10Km pour Elles, etc …)

Mon deuxième gros challenge de l’année : l’EcoTrail 45Km de Stockholm le 16 juin. Ma nouvelle envie est de combiner mes deux passions : course à pied et voyage.

Merci pour votre disponibilité, et encore BRAVO pour votre performance d’hier. Nous sommes heureux de vous avoir accompagné dans la réalisation de votre rêve !

L’Équipe Clac des Doigts.